31 août 2010
Adieu Mademoiselle, bonjour Madame !
« Tu m’as dit Madame, ça m’a fendu l’âme ». J’ai longtemps ressenti la même chose que dans cette chanson de Jane Birkin. D’abord, parce qu’il n’y a que les femmes mariées que l’on devrait nommer ainsi, et ensuite parce que se faire appeler Mademoiselle donne l’illusion de rester jeune.
Jusqu’au jour où j’ai accepté d’être et de paraître suffisamment vieille pour ne pas reprendre ceux qui m’appelaient Madame. Et bientôt, ce sera « civilement » officiel.
« Tu m’as dit Madame, ça m’a fendu l’âme ». J’ai longtemps ressenti la même chose que dans cette chanson de Jane Birkin. D’abord, parce qu’il n’y a que les femmes mariées que l’on devrait nommer ainsi, et ensuite parce que se faire appeler Mademoiselle donne l’illusion de rester jeune.
Signer ce fameux contrat a longtemps signifié à mes yeux le renoncement à ma liberté.
Jusqu’au jour où j’ai compris que mariage ne rimait pas avec aliénation. La liberté individuelle demeure malgré l’engagement moral et physique inhérent au mariage.
La perfection n’étant pas de ce monde, j’ai longtemps pensé qu’un seul homme ne pourrait pas réunir suffisamment de qualités pour je veuille passer une grande partie de ma vie avec lui.
Jusqu’au jour où j’ai rencontré celui qui m’apaise, me sublime, me choie et essaie de me rendre meilleure. Non pas que le Grand soit exempt de défauts (faudrait pas exagérer quand même), mais ils sont tout à fait acceptables.
Enfin, je pensais être trop rebelle et anticonformiste pour cette tradition ancestrale. Le PACS, plus moderne, plus ouvert, plus souple, correspondait bien à mes valeurs et me permettait de me sentir toujours aussi libre.
Jusqu’au jour où j’ai eu peur d’être quittée, où j’ai eu envie d’être mieux protégée contre les accidents de la vie et où, surtout, je me suis enfin sentie prête à lier ma vie à celle d’un autre être humain.
Pour finir sur une note légère, voici ce que nous allons épargner à nos amis (bien que nous respections les convictions de chacun) et ce qu’ils vont (peut-être...) nous épargner :
18:03 Publié dans Introspection | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mariage
12 août 2010
Qui a dit que je n'aimais pas les enfants ?
Pour célébrer les naissances imminentes des bébés de C., L. et L. :
18:37 Publié dans Les coups de coeur culturels | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bébé
11 août 2010
Faut-il faire un EVJF ?
Autrefois réservé aux hommes, l’enterrement de vie de jeune fille est un rite de passage toujours à la mode, que je pense pouvoir aisément éviter. Ah oui, je fais « le grand saut » très prochainement. Il y a un moment où il ne faut plus reculer...
Strip-teaseurs, chippendales, déguisements ridicules (sinon ce n’est pas drôle), itinéraires ponctués de gages, vente de sex toys à domicile, etc : le panel des activités traditionnelles des EVJF n’a rien de bien reluisant.
Commençons par un peu d’histoire :
Ce type d'enterrement était, il n'y a encore pas si longtemps, réservé aux hommes.
Tout commence au XVIIIe siècle : il est alors bien vu que le jeune homme aille " jeter sa gourme " avant les épousailles. Ses copains se chargeaient de présenter au fiancé tout ému une dame de circonstance. Tandis que la future mariée, toute occupée qu'elle était à coudre sa robe, n'était pas conviée à la fête. Beuverie, chansons, sexualité : toutes les libertés étaient une dernière fois permises aux hommes, avant qu'ils ne se rangent pour de bon une fois mariés. Leur père en faisait une question de virilité. La fête de l'enterrement de vie de garçon était donc gardée secrète et les femmes, qui n'en étaient pas informées, jamais n'y participaient. Supposée vierge, la jeune fiancée n'avait rien à enterrer avant de quitter la maison de son père pour celle de son mari.
Mais aujourd'hui - en réalité depuis l'évolution de la condition de la femme au début des années 1970 -, les filles renouvellent le genre. Elles ont acquis une liberté sexuelle égale à celle des hommes. Selon la sociologue Martine Seguelen, auteur de Rites et rituels contemporains, elles célèbrent désormais dignement la fin du " vagabondage amoureux ", avant de jurer fidélité à leur tendre moitié.
"Entre fiançailles et mariage, le diable court" : ce proverbe breton légitimerait-il certaines extravagances prénuptiales ? Il révèle en tout cas le besoin impérieux de marquer la transition entre célibat et mariage, comme pour signifier à la fiancée qu'elle va changer de vie. Et c'est là que l'enterrement de vie de jeune fille prend toute sa dimension. Rite de passage, ou encore rituel d'adieu, il marque le renoncement définitif au statut de jeune célibataire et à l'insouciance qui va de pair. C'est au cours de cette fête, qui est en réalité un moment hautement symbolique, que la future mariée rompt définitivement les liens avec sa vie d'avant. Entourée de sa bande de copines, elle enterre la belle époque, dans une atmosphère de carnaval et de bizutage. (source : le Guide du routard)
Bon, ben ça, c’est la théorie. Et pour moi, ce serait quoi l’EVJF rêvé ?
Ne le prenez pas mal les filles, mais je n’ai jamais été « branchée » pyjama party et autres soirées bande de filles excitées en mal de mâles. Les massages en institut ou les parcours aventure genre paintball ou accrobranche ne sont pas davantage ma tasse de thé. Mais si les filles, je vous aime quand même et j’admets volontiers que je ne suis pas la dernière des pipelettes ! Néanmoins, soyons claire : une soirée sans homme serait absolument inconcevable pour moi !
Alors, que faire ?
- Organiser un dîner avec mes ex ?
Primo j’aurais bien du mal à les réunir. Non pas qu’il y en ait des tonnes (combien déjà au fait ? ;-)), mais j’ai perdu la plupart de vue. Deuzio, si ce sont des « ex », c’est qu’il y a bien une raison... Et donc pas forcément d’intérêt à les revoir.
Notez au passage que le Grand n’a officiellement pas d’ex : ce qui est à la fois sécurisant et très inquiétant...
- C’est le moment ou jamais de revoir ceux qui auraient dû pu être des ex ?
Aussi excitant qu’immoral... ça correspond bien aux principes de l’EVJF mais pas à ceux du mariage. Ce serait assurément une dernière fois de trop. Et puis, « si on l’avait fait, est-ce qu’on se ferait l’effet... etc » ?
- Et si on faisait simplement une petite soirée en amoureux ?
Parce que la personne avec laquelle j’ai envie de passer du bon temps, c’est bien celle que j’ai choisi d’épouser.
22:49 Publié dans Introspection | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
On a toujours le choix
C’est l’une des devises de Capucine : dans la vie, on a toujours le choix. Et c’est bien cette faculté humaine qui fait la richesse de la vie. Choisir, ce n’est rien de moins qu’une garantie de liberté. Rester libre de ses choix, en assumer parfois les risques ou les conséquences, mais le plus souvent pouvoir s’en féliciter.
« On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille. On choisit pas non plus les trottoirs de Manille, de Paris ou d’Alger, pour apprendre à marcher. » (Maxime Le Forestier)
Certes, on ne choisit pas tout. Les déterminismes sociaux chers à Bourdieu sont toujours d’actualité. Mais au-delà de notre naissance, il ne tient qu’à nous d’être maître de notre destin ou, tout au moins, de l’orienter.
« Je puis délibérer et choisir, mais non revenir sur mes pas quand j’ai choisi. » (Alfred de Musset)
Choisir, c’est aussi accepter de se tromper. Car on doit assumer ses choix et ils peuvent avoir des conséquences. C’est le vieux principe des remords et des regrets. Qu’est-ce qui vaut mieux : avoir des remords d’avoir fait quelque chose ou regretter à jamais de ne pas l’avoir fait ?
Ainsi, parfois, choisir, c’est renoncer. On choisit au détriment d’autre chose. Ou pire, on choisit faute de mieux, entre deux options qui nous déplaisent ou en fonction des convenances, de la morale, de la société.
C’est pourquoi tant de personnes ne savent pas ou ne veulent pas choisir.
On choisit souvent la raison, ce qui nous rassure. On fuit l’inconnu. Car choisir implique souvent une prise de risque. Et c’est pourtant, à mon sens, ce qui rend le choix si excitant. Choisir est un acte conscient et individuel. J’adore choisir. Et parce que j’ai toujours préféré être actrice à spectatrice et que je veux à tout prix être « maîtresse » de mes choix, j’ai toujours préféré choisir avant d’être choisie...
« Ne pas choisir, c’est encore choisir » (Jean-Paul Sartre).
Enfin, on peut aussi choisir de ne pas choisir. Mais le non choix (qui est malgré tout un choix...) ne mène nulle part. Il donne seulement l’illusion que l’on peut avoir le beurre et l’argent du beurre.
Choix ultimes, on peut même choisir d’être heureux ou triste, de vivre ou de mourir.
« Choisir la vie, c’est toujours choisir l’avenir. Sans cet élan qui nous porte en avant, nous ne serions rien de plus qu’une moisissure à la surface de la terre » (Simone de Beauvoir).
13:13 Publié dans Introspection | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
06 août 2010
Le coin du Grand
Je m’apprêtais à supprimer « le coin du Grand », rubrique déserte hébergée depuis toujours chez Capucine, lorsque j’ai réalisé qu’il (le Grand) ne méritait pas ça.
Le Grand n’écrit pas (bien qu’il ait une belle plume), ne lit pas, ne se raconte pas. Mais il cuisine, bricole, jardine, fait les courses, devance mes moindres désirs et masse les pieds comme personne. Entre autres.
Et ce n’est pas parce que le Grand n’a publié que deux recettes qu’il n’en réalise pas chaque jour de nouvelles, toujours astucieuses et délicieuses. Qui plus est, souvent le plaisir n’est pas que pour les papilles et on en prend également plein la vue.
J’ai notamment immortalisé cette petite entrée fraîcheur...

ainsi qu’une de ses spécialités, le menu japonais : sashimis, nigiris, makis, rien ne l’arrête.

Alors laissons-lui sa chance, laissons-lui encore quelque temps cette tribune qu’il avait lui-même demandé. Nous vivons chaque jour de riches événements qui vont bien finir par l’inspirer...
19:38 Publié dans Le coin du Grand | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
03 août 2010
Anticancer
Si je me fiais à mon côté provoc légendaire, je dirais que tout le monde doit absolument, impérativement et rapidement lire ce livre. Mais puisque certains d’entre vous n’aiment pas lire, se méfient de ce genre d’ouvrage ou ont peur de ce qu’ils pourraient y lire, j’ai décidé de vous le résumer. En quelques mots mais surtout en images grâce à des témoignages de l’auteur.
Ah, au fait, on parle du livre Anticancer de David Servan-Schreiber, lui-même atteint d’une tumeur maligne au cerveau depuis plus de 15 ans. A travers une approche scientifique indubitable (qui m’a passionnée), mais aussi grâce à des expériences faisant référence à des traitements plus naturels et/ou psychologiques, il nous apprend comment nous prémunir des cancers et comment aider nos défenses naturelles à lutter contre quand on en est atteint. Il explique comment se protéger, distingue les aliments bénéfiques pour le corps et les cellules immunitaires (retenez au moins le thé vert, le curcuma et l’ail) de ceux qui au contraire viennent nourrir les tumeurs, conseille l’activité physique, la méditation et la maitrise de nos émotions.
Que l’on y croit ou non, ça ne peut pas faire de mal. J’ai pour ma part, sans le savoir, adopté au moins 70% des pratiques préconisées et j’entends bien travailler sur les 30% restants. Mieux vaut prévenir que guérir.
Et comme ils ne manquent pas de bonnes idées dans la famille Servan-Schreiber, voici celles de l’oncle, Jean-Louis, qui mène une réflexion passionnante sur la notion de temps à travers l’évolution de la société. Il s’insurge notamment contre le lieu commun qui fait dire à certains qu’ils n’ont le temps de rien : la journée dure 24 h pour tout le monde, mais il appartient à chacun d’occuper ces heures du mieux possible. Donc, à vous de voir si vous pouvez consacrer 17 min de votre précieux temps pour écouter l’émission suivante et accepter de réfléchir à votre rapport au temps.
Jean-Louis Servan-Schreiber - France Inter
envoyé par franceinter. - L'actualité du moment en vidéo.
18:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note






