31 août 2010
Adieu Mademoiselle, bonjour Madame !
« Tu m’as dit Madame, ça m’a fendu l’âme ». J’ai longtemps ressenti la même chose que dans cette chanson de Jane Birkin. D’abord, parce qu’il n’y a que les femmes mariées que l’on devrait nommer ainsi, et ensuite parce que se faire appeler Mademoiselle donne l’illusion de rester jeune.
Jusqu’au jour où j’ai accepté d’être et de paraître suffisamment vieille pour ne pas reprendre ceux qui m’appelaient Madame. Et bientôt, ce sera « civilement » officiel.
« Tu m’as dit Madame, ça m’a fendu l’âme ». J’ai longtemps ressenti la même chose que dans cette chanson de Jane Birkin. D’abord, parce qu’il n’y a que les femmes mariées que l’on devrait nommer ainsi, et ensuite parce que se faire appeler Mademoiselle donne l’illusion de rester jeune.
Signer ce fameux contrat a longtemps signifié à mes yeux le renoncement à ma liberté.
Jusqu’au jour où j’ai compris que mariage ne rimait pas avec aliénation. La liberté individuelle demeure malgré l’engagement moral et physique inhérent au mariage.
La perfection n’étant pas de ce monde, j’ai longtemps pensé qu’un seul homme ne pourrait pas réunir suffisamment de qualités pour je veuille passer une grande partie de ma vie avec lui.
Jusqu’au jour où j’ai rencontré celui qui m’apaise, me sublime, me choie et essaie de me rendre meilleure. Non pas que le Grand soit exempt de défauts (faudrait pas exagérer quand même), mais ils sont tout à fait acceptables.
Enfin, je pensais être trop rebelle et anticonformiste pour cette tradition ancestrale. Le PACS, plus moderne, plus ouvert, plus souple, correspondait bien à mes valeurs et me permettait de me sentir toujours aussi libre.
Jusqu’au jour où j’ai eu peur d’être quittée, où j’ai eu envie d’être mieux protégée contre les accidents de la vie et où, surtout, je me suis enfin sentie prête à lier ma vie à celle d’un autre être humain.
Pour finir sur une note légère, voici ce que nous allons épargner à nos amis (bien que nous respections les convictions de chacun) et ce qu’ils vont (peut-être...) nous épargner :
18:03 Publié dans Introspection | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mariage
11 août 2010
Faut-il faire un EVJF ?
Autrefois réservé aux hommes, l’enterrement de vie de jeune fille est un rite de passage toujours à la mode, que je pense pouvoir aisément éviter. Ah oui, je fais « le grand saut » très prochainement. Il y a un moment où il ne faut plus reculer...
Strip-teaseurs, chippendales, déguisements ridicules (sinon ce n’est pas drôle), itinéraires ponctués de gages, vente de sex toys à domicile, etc : le panel des activités traditionnelles des EVJF n’a rien de bien reluisant.
Commençons par un peu d’histoire :
Ce type d'enterrement était, il n'y a encore pas si longtemps, réservé aux hommes.
Tout commence au XVIIIe siècle : il est alors bien vu que le jeune homme aille " jeter sa gourme " avant les épousailles. Ses copains se chargeaient de présenter au fiancé tout ému une dame de circonstance. Tandis que la future mariée, toute occupée qu'elle était à coudre sa robe, n'était pas conviée à la fête. Beuverie, chansons, sexualité : toutes les libertés étaient une dernière fois permises aux hommes, avant qu'ils ne se rangent pour de bon une fois mariés. Leur père en faisait une question de virilité. La fête de l'enterrement de vie de garçon était donc gardée secrète et les femmes, qui n'en étaient pas informées, jamais n'y participaient. Supposée vierge, la jeune fiancée n'avait rien à enterrer avant de quitter la maison de son père pour celle de son mari.
Mais aujourd'hui - en réalité depuis l'évolution de la condition de la femme au début des années 1970 -, les filles renouvellent le genre. Elles ont acquis une liberté sexuelle égale à celle des hommes. Selon la sociologue Martine Seguelen, auteur de Rites et rituels contemporains, elles célèbrent désormais dignement la fin du " vagabondage amoureux ", avant de jurer fidélité à leur tendre moitié.
"Entre fiançailles et mariage, le diable court" : ce proverbe breton légitimerait-il certaines extravagances prénuptiales ? Il révèle en tout cas le besoin impérieux de marquer la transition entre célibat et mariage, comme pour signifier à la fiancée qu'elle va changer de vie. Et c'est là que l'enterrement de vie de jeune fille prend toute sa dimension. Rite de passage, ou encore rituel d'adieu, il marque le renoncement définitif au statut de jeune célibataire et à l'insouciance qui va de pair. C'est au cours de cette fête, qui est en réalité un moment hautement symbolique, que la future mariée rompt définitivement les liens avec sa vie d'avant. Entourée de sa bande de copines, elle enterre la belle époque, dans une atmosphère de carnaval et de bizutage. (source : le Guide du routard)
Bon, ben ça, c’est la théorie. Et pour moi, ce serait quoi l’EVJF rêvé ?
Ne le prenez pas mal les filles, mais je n’ai jamais été « branchée » pyjama party et autres soirées bande de filles excitées en mal de mâles. Les massages en institut ou les parcours aventure genre paintball ou accrobranche ne sont pas davantage ma tasse de thé. Mais si les filles, je vous aime quand même et j’admets volontiers que je ne suis pas la dernière des pipelettes ! Néanmoins, soyons claire : une soirée sans homme serait absolument inconcevable pour moi !
Alors, que faire ?
- Organiser un dîner avec mes ex ?
Primo j’aurais bien du mal à les réunir. Non pas qu’il y en ait des tonnes (combien déjà au fait ? ;-)), mais j’ai perdu la plupart de vue. Deuzio, si ce sont des « ex », c’est qu’il y a bien une raison... Et donc pas forcément d’intérêt à les revoir.
Notez au passage que le Grand n’a officiellement pas d’ex : ce qui est à la fois sécurisant et très inquiétant...
- C’est le moment ou jamais de revoir ceux qui auraient dû pu être des ex ?
Aussi excitant qu’immoral... ça correspond bien aux principes de l’EVJF mais pas à ceux du mariage. Ce serait assurément une dernière fois de trop. Et puis, « si on l’avait fait, est-ce qu’on se ferait l’effet... etc » ?
- Et si on faisait simplement une petite soirée en amoureux ?
Parce que la personne avec laquelle j’ai envie de passer du bon temps, c’est bien celle que j’ai choisi d’épouser.
22:49 Publié dans Introspection | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
On a toujours le choix
C’est l’une des devises de Capucine : dans la vie, on a toujours le choix. Et c’est bien cette faculté humaine qui fait la richesse de la vie. Choisir, ce n’est rien de moins qu’une garantie de liberté. Rester libre de ses choix, en assumer parfois les risques ou les conséquences, mais le plus souvent pouvoir s’en féliciter.
« On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille. On choisit pas non plus les trottoirs de Manille, de Paris ou d’Alger, pour apprendre à marcher. » (Maxime Le Forestier)
Certes, on ne choisit pas tout. Les déterminismes sociaux chers à Bourdieu sont toujours d’actualité. Mais au-delà de notre naissance, il ne tient qu’à nous d’être maître de notre destin ou, tout au moins, de l’orienter.
« Je puis délibérer et choisir, mais non revenir sur mes pas quand j’ai choisi. » (Alfred de Musset)
Choisir, c’est aussi accepter de se tromper. Car on doit assumer ses choix et ils peuvent avoir des conséquences. C’est le vieux principe des remords et des regrets. Qu’est-ce qui vaut mieux : avoir des remords d’avoir fait quelque chose ou regretter à jamais de ne pas l’avoir fait ?
Ainsi, parfois, choisir, c’est renoncer. On choisit au détriment d’autre chose. Ou pire, on choisit faute de mieux, entre deux options qui nous déplaisent ou en fonction des convenances, de la morale, de la société.
C’est pourquoi tant de personnes ne savent pas ou ne veulent pas choisir.
On choisit souvent la raison, ce qui nous rassure. On fuit l’inconnu. Car choisir implique souvent une prise de risque. Et c’est pourtant, à mon sens, ce qui rend le choix si excitant. Choisir est un acte conscient et individuel. J’adore choisir. Et parce que j’ai toujours préféré être actrice à spectatrice et que je veux à tout prix être « maîtresse » de mes choix, j’ai toujours préféré choisir avant d’être choisie...
« Ne pas choisir, c’est encore choisir » (Jean-Paul Sartre).
Enfin, on peut aussi choisir de ne pas choisir. Mais le non choix (qui est malgré tout un choix...) ne mène nulle part. Il donne seulement l’illusion que l’on peut avoir le beurre et l’argent du beurre.
Choix ultimes, on peut même choisir d’être heureux ou triste, de vivre ou de mourir.
« Choisir la vie, c’est toujours choisir l’avenir. Sans cet élan qui nous porte en avant, nous ne serions rien de plus qu’une moisissure à la surface de la terre » (Simone de Beauvoir).
13:13 Publié dans Introspection | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
01 août 2010
Cas de conscience : comment faire face à la maladie ?
Parce que longtemps ce sont eux qui devaient veiller sur nous, on n’est pas préparé à voir nos parents vieillir, à les voir malades et à gérer cette dépendance qui s’inverse. La nature nous assigne alors une mission nouvelle, celle de les accompagner dans cette nouvelle période de leur vie. Un devoir que l’on gère avec plus ou moins de succès, d’implication, de scrupules, de distance, de ménagement.
Quand la maladie incurable s’incruste, notre regard sur le monde doit changer. Seul le présent importe. Le passé et l’avenir ne doivent pas interférer. Quand le temps est compté, la primeur doit être donnée au moment présent. Profiter, s’émerveiller, s’encourager, s’aimer, rire, sont des actes qui devraient animer chaque instant de vie.
Mais cela ne va pas toujours de soi. Parce que nous pensons et réagissons tous différemment, parce que nous portons en nous des traumatismes variés, et peut-être parce que nous devons continuer à vivre, tout simplement.
Pourtant, ce sont bien souvent les difficultés qui révèlent la vraie nature des gens. Ceux que l’on croyait courageux s’écroulent en plein milieu du combat, ceux qui ont coutume de donner des leçons fuient les problèmes, se préservent en se tenant à l’écart, ceux qui sont d’ordinaire pudiques et expriment difficilement leurs sentiments sont ceux qui savent trouver les mots justes, qui encouragent, motivent, coachent.
On sait bien que la mort est l’inéluctable issue de la vie. Mais on la souhaite et l’imagine la plus lointaine possible. On est conditionné à ne pas y penser. Alors comment se mettre à la place de celui qui sait qu’il va bientôt partir ? Autant il est possible d’avoir de la compassion et de l’empathie à l’égard de ceux qui restent, autant il est difficile de s’identifier à celui dont les jours sont comptés. Et comment l’aider à passer ce cap dès lors qu’il a perdu l’usage de la parole et de l’écriture ? A-t-on le droit d’aborder le sujet de la mort avec le premier concerné ? Et quand bien même on l’aurait, est-ce que cela pourrait aider l’intéressé ?
Ma seule certitude, c’est qu’il faut dire à ceux qu’on aime qu’on les aime et qu’ils nous manqueront quand ils ne seront plus là.
16:13 Publié dans Introspection | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : vieillir, maladie
20 juillet 2010
Lettre ouverte à une future mère qui se reconnaîtra
Chère C.,
Tandis que ton bébé grandissait en toi, comme il se doit, je passais tous les examens nécessaires à identifier pourquoi rien ne prenait vie dans mon ventre depuis toutes ces années.
Maintes analyses plus tard, le verdict est enfin tombé : ma réserve ovarienne est quasiment épuisée. Ne me demande pas ce que ça signifie, ça fait longtemps que je ne comprends plus les diagnostics médicaux. Le fait est que je ne suis même pas candidate à ces techniques modernes de procréation assistée.
Cas compliqué, mais pas désespéré pour autant. Disons que la science ne peut rien faire de plus que la nature... Depuis quand le corps médical se mouille ?
Voilà. Ça, c’est dit. Moi qui me sentait encore si jeune et dans la fleur de l’âge, j’ai l’impression d’avoir pris dix ans d’un coup.
Trop vieille pour procréer... Oui, mais moi, avant, je n’avais pas forcément trouvé le bon père et je n’étais pas forcément prête. Monica, Sharon et Julia peuvent être mères jusqu’à 45 ans. Mais moi je suis trop vieille à 35. La célébrité donne d’étranges pouvoirs...
Est-ce si injuste que cela m’arrive à moi qui n’ai jamais voulu enfanter à tout prix ? Certes... Mais j’ai tout de même du mal à accepter l’idée d’en être incapable. Ne pas avoir d’enfant aurait dû être mon choix, pas ma fatalité.
Ne pas pouvoir être mère, c’est aussi être condamnée à rester une enfant.
Néanmoins, comme « en toute chose malheur est bon », comme la résilience est mon credo, et comme le Grand ne conçoit pas la vie sans être père, il est naturel de ne pas en rester là. Aussi avons-nous décidé de déposer un dossier de demande d’adoption.
Le chemin sera long et semé d’embûches (car pour les couples comme nous, il faut montrer pattes blanches et apporter toutes les preuves que nous serons assurément de bons parents), mais le résultat devrait être à la hauteur de nos espérances.
(Dommage que je sois la seule à me réjouir de tous ces futurs voyages en attendant que notre vie change à jamais...)
Ah, j’oubliais : ma chère C., promets-moi de rester toi, de te souvenir de comment tu étais avant (même si rien ne sera plus jamais comme avant), de ne pas transformer ta page Facebook en monument à la gloire de ton enfant (en toi, j’ai toute confiance). Ses moindres faits et gestes te passionneront indubitablement. Il sera à coup sûr le plus beau, le plus intelligent, le plus souriant des bébés. Dans tes yeux et ceux de tes proches. Toi tu le sauras si je fais semblant de m’y intéresser...

Et surtout, le plus important : promets-moi que l’on sirotera de nouveau une caïpirinha à l’autre bout du monde un de ces jours. Quitte à s’en rendre malades ;-))
Nos enfants ne joueront donc pas ensemble. Mais ton fils cherchera sans doute à séduire ma fille, un jour ou l’autre... Et nous n’y verrons que du feu.
Bises, ma C. Cachalot.
00:34 Publié dans Introspection | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
25 janvier 2010
Faute admise à demi pardonnée. Et inversement ?
Pardonner n’est pas un acte qui va de soi. Encore moins lorsque l’on est soi-même victime d’un acte condamnable, pas forcément par la justice, mais plutôt par la morale.
Petit retour sur une expérience personnelle dont je me serais bien passée…
Le pitch
J’ai été, il y a quelques années, la cible d’un mail injurieux, alors que j’étais présentatrice bénévole d’un petit festival de province. Je vivais là mon « quart d’heure de célébrité mondiale » promis par Andy Warhol (4 ans de suite finalement)… Piètre célébrité j’en conviens, mais qui m’a fait toucher du doigt les inconvénients qui en peuvent en découler.
Je reçois donc, à l’issue de mon avant-dernier festival, un mail d’un soi-disant spectateur déçu par mes prestations. Je vous dispense des termes précis, trop vulgaires pour figurer sur ces pages. L’auteur du mail en question avait jugé bon de l’adresser en copie aux organisateurs du festival et à l’Office de tourisme, alors présidé par mon père. Tiens, tiens, drôle de coïncidence…
Dans une telle situation, il y a deux attitudes possibles : soit on ne fait pas de cas de telles bassesses, on supprime le mail et on passe à autre chose ; soit on a envie de « gratter » un peu, parce qu’on a bien compris que le mail est bien moins anonyme qu’il en a l’air. Si j’avais opté pour le 1er choix (que me conseillait pourtant mon entourage), je n’aurais rien à vous raconter aujourd’hui…
L’enquête
Un mail n’est jamais complètement anonyme puisqu’il y a toujours moyen de remonter à sa source. Surtout quand il a été écrit depuis un ordinateur professionnel, donc déclaré par une entreprise, avec une adresse IP fixe. Bref, il a été simplissime de découvrir l’identité de ce « spectateur déçu ». Suite à l’enquête, l’entreprise propriétaire de l’ordinateur n’a d’ailleurs pas renouvelé le contrat de l’apprenti corbeau, ce qui n’a fait que confirmer les soupçons ou lever les éventuels derniers doutes.
Et là, vous vous dites légitimement que justice a été rendue et que l’affaire est close. Presque…
Il se trouve que l’auteur de cette missive injurieuse était le presque mari de ma co-présentatrice. Car nous étions deux à nous partager la tâche.
Là encore, deux options possibles : soit elle ignorait tout du méfait de son cher et tendre, soit elle était complice. Mais dans les 2 cas, je devais connaître la vérité. Contre toute attente, elle a choisi une 3ème voie : elle a nié les faits et tenté de démonter les preuves. Là, j’ai pensé à Pinocchio qui persistait à mentir même quand son nez s’allongeait. C’était presque ça, car on est entré dans une nouvelle dimension, qui n’avait néanmoins rien d’un conte pour enfants. Plutôt du genre règlement de comptes à OK Coral...
Chacun cherche son camp
Peu à peu, cette petite histoire a pris des proportions inouïes. Les proches de chacune ont dû choisir un camp : les uns outrés par les faits, les autres les réfutant avec véhémence. Et puis il y a toujours « le ventre mou », ceux qui sont trop lâches pour prendre parti et préfèrent compter les points sans se mouiller.
Les conversations sur ce que d’aucuns ont nommé « l’affaire des présentatrices » sont allées bon train dans les rues de cette petite ville de 3000 habitants. Pour une fois qu’il s’y passait quelque chose ! Car très vite ce n’était plus simplement deux filles qui s’affrontaient, mais deux familles, deux clans. Et je dois dire que le sien était plus soudé que le mien. Nous nous sommes efforcés de rester discrets dans l’attaque, tandis qu’ils ont étalé et savamment organisé leur défense.
Amusant de voir comme il est aisé de se faire passer pour victime même quand on ne l’est pas. C’est tellement plus facile de s’apitoyer sur une grande fille fragile et émotive, plutôt que sur la petite si sûre d’elle.
On m’a accusé de tant de maux que j’ai dû commettre quelques erreurs qui pourraient justifier le mobile. Avec le temps, j’en viens même à penser que certains de ses défenseurs (ou de mes détracteurs) la savaient coupable, mais ont cautionné son acte en se disant que je l’avais bien mérité.
La morale de l’histoire
Justice a été rendue et c’est bien ce qui importe : il a perdu son emploi, elle a perdu sa place de présentatrice.
Mais j’y ai malgré tout laissé quelques plumes et pas mal d’amertume. Et je sais bien que, malgré les preuves, dans la tête de bon nombre d’habitants de ma petite ville natale, le doute subsiste quant à savoir qui était la victime, qui était la coupable. Qu’il doit être difficile d’être juge !
Si elle avait admis, si elle s’était expliquée, sans doute aurais-je pu pardonner.
19:09 Publié dans Introspection | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30 décembre 2009
2010, le retour

En 2010, il y a fort à parier que Capucine…
Retournera à la gym (ses amies se chargeront de le lui rappeler si besoin).
Retournera au cinéma (à cause grâce à Hadopi).
Retournera aux Philippines (les billets d’avion sont déjà achetés).
Retournera son jardin (pour laisser place à une piscine).
Retournera ses armoires (pour trier ce qui doit l’être et laisser la place à ses futures acquisitions, soldes de janvier obligent).
Retournera à Paris (et visitera enfin le Musée du quai Branly).
Retournera sa veste (non, ça c’est déjà fait).
Retournera au boulot (puisqu’il le faut).
Ne se retournera pas sur son passé (il faut aller de l’avant).
Ne se laissera pas facilement retourner (non mais !).
12:37 Publié dans Introspection | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : 2010, retour
05 décembre 2009
Comme des mouches sur de la confiture
Je travaille dans une entreprise où les hommes sont majoritaires, mais se situent principalement dans la tranche d’âge 45-55 ans. Alors, quand un jeune est recruté, son arrivée dans le bâtiment ne passe pas inaperçue. Surtout quand le jeune homme en question est une véritable gravure de mode. 25 ans, genre brun ténébreux qui trouverait parfaitement sa place dans une pub de parfum masculin.
Nous voici donc, mes collègues féminines (la trentaine et des poussières) et moi, toutes émoustillées par le regard profond du stagiaire du 3ème étage. Au point d’organiser des pauses thé ou café tous les jours à la même heure non loin de son bureau, en espérant le croiser... Genre pub Coca Cola Light des années 90 :
Si, par bonheur, on le croise, on le salue et on tente d’obtenir une réponse à nos questions banales. Il s’exécute toujours poliment. Puis on s’éclipse dans le couloir, un large sourire aux lèvres, et on glousse comme des pintades. Notre manège se voit comme le nez au milieu du visage. Il a forcément capté notre petit jeu, mais nous continuons sans nous en soucier.
Voilà comment perdre 20 ans d’âge mental... Mais qu’est-ce qui génère tout à coup un tel comportement d’écervelée ?
Pas besoin d’une analyse psychologique profonde pour se rendre compte que dans une telle situation, le cerveau est totalement anesthésié par les hormones. On n’a pas trop l’habitude de voir des beaux gosses dans notre journée de travail. Or, ce qui est nouveau est forcément excitant.
Et puis, la crise de la trentaine nous travaille. On a beau être toutes casées, on a toujours besoin d’être rassurées en permanence sur notre capacité à séduire. Sachant que séduire un homme de moins de 30 ans est une autre gageure que de plaire à ceux de plus de 45...
Il y a aussi le piquant d’une possible compétition entre femmes. C’est à celle qui obtiendra le plus d’attention de la part du stagiaire. Voire plus ?
Paradoxalement, non. Ceci n’est qu’un petit jeu de séduction sans conséquence. Il n’y a rien de tangible à gagner puisque nous sommes toutes en couple. Nous nous y prendrions d’ailleurs différemment si nous cherchions à obtenir davantage qu’un sourire, un regard, un échange de paroles amicales. On se montrerait sous notre meilleur jour et pas comme des mouches sur de la confiture.
Au final, l’intérêt est superficiel. On le trouve très beau, point barre. On ne compte pas s’en faire un ami, on se fiche de savoir s’il est intelligent ou sympathique. Le but est de rester dans le pur fantasme, dans le concept de l’homme objet.
Et c’est seulement là que je me dis que nous ne sommes pas très correctes avec lui et que ce n’est pas la meilleure façon d’accueillir un stagiaire dans une entreprise...
16:45 Publié dans Introspection | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
16 octobre 2009
L’impossible éloge de la vieillesse
« Les personnes âgées méritent toute notre tendresse, tout notre respect ». Comment ne pas être d’accord avec Bernadette Chirac qui, dans le cadre de la Fondation Hôpitaux de Paris – Hôpitaux de France, a lancé l’opération Plus de vie, destinée à améliorer le quotidien des personnes âgées hospitalisées. Sa vocation est de lutter contre la douleur, rapprocher les familles, développer des activités : améliorer le quotidien en somme.
Une cause ô combien légitime qui a pourtant bien du mal à mobiliser les foules. C’est pourquoi le clip de la campagne 2009 est volontairement « choc » :
Tellement triste et tellement vrai... Et pourtant, on a aussitôt envie de passer à autre chose. S’engager contre la faim, la pauvreté, pour les orphelins, les victimes de catastrophes naturelles, pourquoi pas ? N’importe quoi pourvu que notre don soit lié à la vie et non à la mort...
Car la vieillesse, c’est cet état qui nous mènera tôt ou tard vers la fin et auquel on ne veut pas penser. Alors, on préfère fermer les yeux.
C’est ainsi que je ne suis pas allée voir ma grand-mère (pourtant seule survivante parmi mes 4 grands-parents) dans sa maison de retraite depuis plusieurs années. Elle aussi, elle attend... Le fait qu’elle n’ait plus toute sa tête et qu’elle ne reconnaisse même pas ses propres enfants constitue-t-il une excuse suffisante pour ne plus aller la voir ? Probablement pas. Peut-être pourrais-je lui procurer une quelconque distraction qui ferait naître une lueur dans son regard ? Et ce serait mieux que rien.
Mais qu’y a-t-il de plus effrayant, de plus morbide, qu’une maison de retraite ? C’est une sorte de prison dont on ne sort jamais vivant. Les détenus sont « coupables » d’être trop vieux pour vivre chez eux.
Vieillir est douloureux, pour soi-même et pour les autres. « La vieillesse, c’est la seule maladie dont on ne peut espérer guérir » (Orson Welles).
Alors puisque l’on n’y peut rien, autant vieillir en gardant le sourire. C’est ce que fait Brigitte, avec son « look de libellule »...
16:23 Publié dans Introspection | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vieillir, vieillesse, plus de vie, brigitte fontaine prohibition
17 août 2009
Bad mood
Parce que les vacances sont déjà finies,
Parce que j’ai dû marcher puis attendre le tramway ce matin (car j’ai prêté la clé du garage dans lequel se trouve mon vélo),
Parce que j’ai retrouvé 3 concombres congelés dans le réfrigérateur (mauvais réglage…),
Parce que je ne parviens pas à déloger les pigeons qui ont élu domicile dans le patio,
Parce que le Grand n’est pas là de la semaine,
Parce que je suis agacée d’être agacée par des broutilles…
… JE SUIS DE MAUVAISE HUMEUR !

14:10 Publié dans Introspection | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : rentrée, mauvaise humeur, retour au boulot






