25 janvier 2010

Faute admise à demi pardonnée. Et inversement ?

Pardonner n’est pas un acte qui va de soi. Encore moins lorsque l’on est soi-même victime d’un acte condamnable, pas forcément par la justice, mais plutôt par la morale.

Petit retour sur une expérience personnelle dont je me serais bien passée…

 

pres2.jpgLe pitch

J’ai été, il y a quelques années, la cible d’un mail injurieux, alors que j’étais présentatrice bénévole d’un petit festival de province. Je vivais là mon « quart d’heure de célébrité mondiale » promis par Andy Warhol (4 ans de suite finalement)… Piètre célébrité j’en conviens, mais qui m’a fait toucher du doigt les inconvénients qui en peuvent en découler.

Je reçois donc, à l’issue de mon avant-dernier festival, un mail d’un soi-disant spectateur déçu par mes prestations. Je vous dispense des termes précis, trop vulgaires pour figurer sur ces pages. L’auteur du mail en question avait jugé bon de l’adresser en copie aux organisateurs du festival et à l’Office de tourisme, alors présidé par mon père. Tiens, tiens, drôle de coïncidence…

Dans une telle situation, il y a deux attitudes possibles : soit on ne fait pas de cas de telles bassesses, on supprime le mail et on passe à autre chose ; soit on a envie de « gratter » un peu, parce qu’on a bien compris que le mail est bien moins anonyme qu’il en a l’air. Si j’avais opté pour le 1er choix (que me conseillait pourtant mon entourage), je n’aurais rien à vous raconter aujourd’hui…

 

L’enquête

Un mail n’est jamais complètement anonyme puisqu’il y a toujours moyen de remonter à sa source. Surtout quand il a été écrit depuis un ordinateur professionnel, donc déclaré par une entreprise, avec une adresse IP fixe. Bref, il a été simplissime de découvrir l’identité de ce « spectateur déçu ». Suite à l’enquête, l’entreprise propriétaire de l’ordinateur n’a d’ailleurs pas renouvelé le contrat de l’apprenti corbeau, ce qui n’a fait que confirmer les soupçons ou lever les éventuels derniers doutes.

Et là, vous vous dites légitimement que justice a été rendue et que l’affaire est close. Presque…

Il se trouve que l’auteur de cette missive injurieuse était le presque mari de ma co-présentatrice. Car nous étions deux à nous partager la tâche.

Là encore, deux options possibles : soit elle ignorait tout du méfait de son cher et tendre, soit elle était complice. Mais dans les 2 cas, je devais connaître la vérité. Contre toute attente, elle a choisi une 3ème voie : elle a nié les faits et tenté de démonter les preuves. Là, j’ai pensé à Pinocchio qui persistait à mentir même quand son nez s’allongeait. C’était presque ça, car on est entré dans une nouvelle dimension, qui n’avait néanmoins rien d’un conte pour enfants. Plutôt du genre règlement de comptes à OK Coral...

 

Chacun cherche son camppres5.jpg

Peu à peu, cette petite histoire a pris des proportions inouïes. Les proches de chacune ont dû choisir un camp : les uns outrés par les faits, les autres les réfutant avec véhémence. Et puis il y a toujours « le ventre mou », ceux qui sont trop lâches pour prendre parti et préfèrent compter les points sans se mouiller.

Les conversations sur ce que d’aucuns ont nommé « l’affaire des présentatrices » sont allées bon train dans les rues de cette petite ville de 3000 habitants. Pour une fois qu’il s’y passait quelque chose ! Car très vite ce n’était plus simplement deux filles qui s’affrontaient, mais deux familles, deux clans. Et je dois dire que le sien était plus soudé que le mien. Nous nous sommes efforcés de rester discrets dans l’attaque, tandis qu’ils ont étalé et savamment organisé leur défense.

Amusant de voir comme il est aisé de se faire passer pour victime même quand on ne l’est pas. C’est tellement plus facile de s’apitoyer sur une grande fille fragile et émotive, plutôt que sur la petite si sûre d’elle.

On m’a accusé de tant de maux que j’ai dû commettre quelques erreurs qui pourraient justifier le mobile. Avec le temps, j’en viens même à penser que certains de ses défenseurs (ou de mes détracteurs) la savaient coupable, mais ont cautionné son acte en se disant que je l’avais bien mérité. 

 

La morale de l’histoire

Justice a été rendue et c’est bien ce qui importe : il a perdu son emploi, elle a perdu sa place de présentatrice.

Mais j’y ai malgré tout laissé quelques plumes et pas mal d’amertume. Et je sais bien que, malgré les preuves, dans la tête de bon nombre d’habitants de ma petite ville natale, le doute subsiste quant à savoir qui était la victime, qui était la coupable. Qu’il doit être difficile d’être juge !

Si elle avait admis, si elle s’était expliquée, sans doute aurais-je pu pardonner.

30 décembre 2009

2010, le retour

2010.jpg

En 2010, il y a fort à parier que Capucine…

 

Retournera à la gym (ses amies se chargeront de le lui rappeler si besoin).

Retournera au cinéma (à cause grâce à Hadopi).

Retournera aux Philippines (les billets d’avion sont déjà achetés).

Retournera son jardin (pour laisser place à une piscine).

Retournera ses armoires (pour trier ce qui doit l’être et laisser la place à ses futures acquisitions, soldes de janvier obligent).

Retournera à Paris (et visitera enfin le Musée du quai Branly).

Retournera sa veste (non, ça c’est déjà fait).

Retournera au boulot (puisqu’il le faut).

Ne se retournera pas sur son passé (il faut aller de l’avant).

Ne se laissera pas facilement retourner (non mais !).

05 décembre 2009

Comme des mouches sur de la confiture

Je travaille dans une entreprise où les hommes sont majoritaires, mais se situent principalement dans la tranche d’âge 45-55 ans. Alors, quand un jeune est recruté, son arrivée dans le bâtiment ne passe pas inaperçue. Surtout quand le jeune homme en question est une véritable gravure de mode. 25 ans, genre brun ténébreux qui trouverait parfaitement sa place dans une pub de parfum masculin.

Nous voici donc, mes collègues féminines (la trentaine et des poussières) et moi, toutes émoustillées par le regard profond du stagiaire du 3ème étage. Au point d’organiser des pauses thé ou café tous les jours à la même heure non loin de son bureau, en espérant le croiser...  Genre pub Coca Cola Light des années 90 :

 

Si, par bonheur, on le croise, on le salue et on tente d’obtenir une réponse à nos questions banales. Il s’exécute toujours poliment. Puis on s’éclipse dans le couloir, un large sourire aux lèvres, et on glousse comme des pintades. Notre manège se voit comme le nez au milieu du visage. Il a forcément capté notre petit jeu, mais nous continuons sans nous en soucier.

Voilà comment perdre 20 ans d’âge mental... Mais qu’est-ce qui génère tout à coup un tel comportement d’écervelée ?

 

Pas besoin d’une analyse psychologique profonde pour se rendre compte que dans une telle situation, le cerveau est totalement anesthésié par les hormones. On n’a pas trop l’habitude de voir des beaux gosses dans notre journée de travail. Or, ce qui est nouveau est forcément excitant.

Et puis, la crise de la trentaine nous travaille. On a beau être toutes casées, on a toujours besoin d’être rassurées en permanence sur notre capacité à séduire. Sachant que séduire un homme de moins de 30 ans est une autre gageure que de plaire à ceux de plus de 45...

Il y a aussi le piquant d’une possible compétition entre femmes. C’est à celle qui obtiendra le plus d’attention de la part du stagiaire. Voire plus ?

Paradoxalement, non. Ceci n’est qu’un petit jeu de séduction sans conséquence. Il n’y a rien de tangible à gagner puisque nous sommes toutes en couple. Nous nous y prendrions d’ailleurs différemment si nous cherchions à obtenir davantage qu’un sourire, un regard, un échange de paroles amicales. On se montrerait sous notre meilleur jour et pas comme des mouches sur de la confiture.

Au final, l’intérêt est superficiel. On le trouve très beau, point barre. On ne compte pas s’en faire un ami, on se fiche de savoir s’il est intelligent ou sympathique. Le but est de rester dans le pur fantasme, dans le concept de l’homme objet.

Et c’est seulement là que je me dis que nous ne sommes pas très correctes avec lui et que ce n’est pas la meilleure façon d’accueillir un stagiaire dans une entreprise...

16 octobre 2009

L’impossible éloge de la vieillesse

« Les personnes âgées méritent toute notre tendresse, tout notre respect ». Comment ne pas être d’accord avec Bernadette Chirac qui, dans le cadre de la Fondation Hôpitaux de Paris – Hôpitaux de France, a lancé l’opération Plus de vie, destinée à améliorer le quotidien des personnes âgées hospitalisées. Sa vocation est de lutter contre la douleur, rapprocher les familles, développer des activités : améliorer le quotidien en somme.
Une cause ô combien légitime qui a pourtant bien du mal à mobiliser les foules. C’est pourquoi le clip de la campagne 2009 est volontairement « choc » :

Tellement triste et tellement vrai... Et pourtant, on a aussitôt envie de passer à autre chose. S’engager contre la faim, la pauvreté, pour les orphelins, les victimes de catastrophes naturelles, pourquoi pas ? N’importe quoi pourvu que notre don soit lié à la vie et non à la mort...
Car la vieillesse, c’est cet état qui nous mènera tôt ou tard vers la fin et auquel on ne veut pas penser. Alors, on préfère fermer les yeux.
C’est ainsi que je ne suis pas allée voir ma grand-mère (pourtant seule survivante parmi mes 4 grands-parents) dans sa maison de retraite depuis plusieurs années. Elle aussi, elle attend... Le fait qu’elle n’ait plus toute sa tête et qu’elle ne reconnaisse même pas ses propres enfants constitue-t-il une excuse suffisante pour ne plus aller la voir ? Probablement pas. Peut-être pourrais-je lui procurer une quelconque distraction qui ferait naître une lueur dans son regard ? Et ce serait mieux que rien.
Mais qu’y a-t-il de plus effrayant, de plus morbide, qu’une maison de retraite ? C’est une sorte de prison dont on ne sort jamais vivant. Les détenus sont « coupables » d’être trop vieux pour vivre chez eux.
Vieillir est douloureux, pour soi-même et pour les autres. « La vieillesse, c’est la seule maladie dont on ne peut espérer guérir » (Orson Welles).
Alors puisque l’on n’y peut rien, autant vieillir en gardant le sourire. C’est ce que fait Brigitte, avec son « look de libellule »...

17 août 2009

Bad mood

Parce que les vacances sont déjà finies,

Parce que j’ai dû marcher puis attendre le tramway ce matin (car j’ai prêté la clé du garage dans lequel se trouve mon vélo),

Parce que j’ai retrouvé 3 concombres congelés dans le réfrigérateur (mauvais réglage…),

Parce que je ne parviens pas à déloger les pigeons qui ont élu domicile dans le patio,

Parce que le Grand n’est pas là de la semaine,

Parce que je suis agacée d’être agacée par des broutilles…

 

JE SUIS DE MAUVAISE HUMEUR !

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02 juillet 2009

Contradictions assumées

natalie-portman01.jpg

J’ai eu le bac à 17 ans, mais le permis de conduire à 33.

Je fais attention à ma ligne, mais je bois de la bière.

Je suis anti-tabac, mais je fume dans mes rêves.

Je suis extravertie, mais un peu sauvage.

Je voudrais être une artiste, mais je n’ai aucun talent particulier.

Je ne sais presque rien sur presque tout.

Je voudrais être chef d’entreprise, mais je suis salariée dans une entreprise publique.

Je sais que je détesterai les effets d’une grossesse, mais je veux avoir un enfant.

Je rêve parfois d’être Natalie Portman, Claire Keim ou Zhang Ziyi, mais je suis souvent satisfaite d’être juste moi.

 

26 juin 2009

Est-il absurde de désirer l’impossible ?

Petit florilège des sujets de philo proposés au Bac cette année :

-          que gagne-t-on à échanger ?

-          le langage trahit-il la pensée ?

-          peut-on être sûr d’avoir raison ?

-          peut-on se passer de religion ?

 

Vastes dilemmes !

Tandis qu’en mon temps, j’avais dû plancher sur un sujet sur la passion, je suis aujourd’hui beaucoup plus inspirée par la question existentielle suivante : est-il absurde de désirer l’impossible ? Allez, je m’y colle… Mais ici pas de thèse, antithèse, synthèse (quoique…). C’est la liberté du propos qui prime et je défie quiconque de mettre une note à ma prose !  

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Un peu de vocabulaire en préambule

Absurde : contraire à la logique, à la raison ou au sens commun

Désirer : souhaiter, avoir envie de, aspirer à

L’impossible : fait qui ne peut être réalisé, qui sort des limites du possible.

 

Non, ce n’est pas absurde

Nombre de grands hommes ont accompli de grandes choses d’abord parce qu’ils y ont cru : Winston Churchill (« agissez comme s’il était impossible d’échouer »), Napoléon Bonaparte (« impossible n’est pas français ») ou Jacques Cœur (« à cœur vaillant, rien d’impossible »). 

Rêver n’est pas un crime. Il n’y a pas de mal à vouloir décrocher la lune. Un de mes principes de vie consiste à avoir des rêves pour pouvoir les réaliser. Le pire serait de ne rien désirer, de n’avoir aucune passion, aucune envie, de se contenter de ce qui tombe du ciel, d’être spectateur de sa vie.

Et puis, viser l’impossible, c’est se surpasser pour réussir. Echouer là où on a donné le meilleur de soi-même ne sera jamais ni décevant ni frustrant.

 

Oui, c’est absurde

Mais à l’impossible, nul n’est tenu... Si nos désirs dépassent les limites du possible, ils ne pourront inéluctablement être comblés. Des rêves inaccessibles peuvent générer déconvenue, frustration, voire dévalorisation de soi. Le retour à la réalité n’est généralement pas sans conséquence.

Certes, il y a différents degrés dans l’impossible. Vouloir avoir la peau blanche quand on naît Africain conduit aux excès que l’on a vu chez Michaël Jackson (paix à son âme !) ; désirer être grand quand on ne l’est pas est complètement illusoire ; aspirer à devenir milliardaire sans jouer au loto est utopique.

A contrario, même si sauter en parachute alors que j’ai peur du vide me semble impossible, ça ne l’est « techniquement » pas. Question de volonté !

Le plus absurde serait d’avoir des désirs très ambitieux, mais d’être incapable de mettre en œuvre les moyens de les atteindre. 

 

La voix de la sagesse

Pour avancer et atteindre le stade d’épanouissement le plus abouti de la pyramide de Maslow, il est important d’avoir des désirs. Mais désirer sans agir ne mène pas à grand chose. D’où la nécessité de se fixer des objectifs et de veiller à ce qu’ils restent « SMART » : spécifiques (pouvoir décrire précisément le résultat attendu), mesurables, ambitieux, réalistes (prendre en compte ses moyens, ses compétences et le contexte) et temporels (définis dans le temps).

Un peu théorique comme approche ? Mouais, c’était histoire de rationaliser un peu. Finalement, il est moins absurde de désirer l’impossible que de ne rien désirer du tout. Je désire donc je suis.

Le comble de l'absurde ne serait-il pas de ne pas désirer que son propre père guérisse de sa maladie incurable ?

16 juin 2009

Le fric, c'est chic ou c'est toc ?

dollar.jpgOn a tous un rapport différent à l’argent, souvent fusionnel, parfois obsessionnel, rarement neutre, mais qui révèle toujours beaucoup sur notre personnalité. Voilà qui mérite une petite analyse, d’abord introspective puis élargie à mes connaissances. Toute ressemblance avec des personnes existantes serait bien évidemment totalement fortuite…

Si l’argent ne fait pas le bonheur, on sait bien qu’il y contribue largement. En ce qui me concerne, je ne serai probablement jamais riche et, je l’espère, jamais pauvre. Il me plait de croire que l’argent n’est pas un problème pour moi. Je dispose d’un budget qui me permet d’accéder non seulement à mes besoins élémentaires, mais également à mes principaux petits plaisirs. Pourtant, mes actes d’achat sont presque toujours réfléchis. Chacune de mes dépenses doit répondre à un besoin précis (pas forcément matériel). Tout doit être compté (je vérifie mes comptes au centime près et les découverts me sont inconnus).

Je me considère économe ; les mauvaises langues disent plutôt radine. Ne pas laisser l’argent s’envoler par les fenêtres n’interdit pas une certaine forme de générosité, même timide… Il y aurait d’ailleurs beaucoup à dire sur la générosité : donner aux autres peut relever d’un pur altruisme, mais peut être aussi un moyen de se valoriser, de se sentir puissant / supérieur ou, accessoirement, de payer moins d’impôts… Mais là n’est pas mon propos du jour.

 

La valeur de l’argent

Je défends la thèse suivante : le comportement d’achat ne dépend pas seulement de nos finances, mais dépend surtout de la valeur que nous accordons aux choses. Or, la valeur est souvent indépendante du prix. Par exemple, est-ce que je peux me payer le « Premier flirt » de Lancel (pour les non initiés, il s’agit d’un sac à main à 600€) ? Oui, je le peux (même sans manger des pâtes pendant 6 mois). Mais, à supposer qu’il me plaise, suis-je prête à l’acquérir ? Voyons, ça mérite réflexion : un beau sac en cuir vaut-il cette somme-là ? C’est l’équivalent d’une escapade à New York (miam), de 3 mois d’électricité (bof), d’un portable dernier cri, etc… Et donc là, je me dis naturellement que je ne souhaite pas mettre ce prix pour un sac à main (je préfère donc les voyages et les équipements high tech). Sans compter le fait qu’une femme adore changer de sac en fonction de ses tenues et qu’il faudrait, en toute logique, posséder plusieurs sacs du même « standing ».

J’ai néanmoins des amies, dont le look savamment étudié ne laisse rien au hasard, qui « collectionnent » les sacs de créateurs (à la réflexion, pas tant que ça…) et à qui il ne viendrait pas à l’idée de sortir avec un sac H&M. Pourtant, la « fashion intelligencia » ne jure que par ces subtils mélanges de genres… Branché ≠ cher.

 

Autre exemple de rapport valeur / prix qui divise nos pratiques : un repas dans un grand restaurant. Si certains épicuriens sont prêts à dépenser de grosses sommes (y a-t-il des limites ?) pour déguster les mets d’un grand Chef, je sais qu’à partir d’un certain montant, ça a tendance à me couper l’appétit. Et je vais alors m’intéresser davantage au service, au cadre ou à la présentation, qu’à la subtilité des saveurs. Si, si, pourtant j’aime manger…

Alors, radine ? Sans doute un peu. Mais c’est aussi parce je sais que l’on peut manger aussi bien pour moins cher. Il y a donc également un rapport avec l’offre. C’est bien connu, ce qui est rare est cher, donc l’inverse doit fonctionner. Bref, ce n’est pas non plus dans la nourriture que j’aime dépenser mon argent.

Les voyages peut-être… Sauf que là encore, j’aime les plaisirs simples, les endroits sauvages, loin du tourisme de masse et de ses hôtels de luxe. Le Club Med, pas trop mon genre… J’opte plutôt sur les bungalows rudimentaires les pieds dans l’eau.

euros-argent.jpg

 

 

Je dépense donc je suis ?

Comment diable dépenser son argent alors ? S’il est un domaine qui offre des possibilités illimités, c’est bien celui des services. Et en plus, ça crée des emplois, chouette ! Mais est-ce bien raisonnable de tout sous-traiter ?
Il est de nos jours assez commun d’employer une femme de ménage quelques heures par semaine, ce qui permet de se dégager du temps pour des activités plus gratifiantes. Un rêve accessible pour toutes les femmes.
Plus rare, mais très à la mode, recruter un coach sportif. C’est pour ceux que la salle de gym rebute et/ou qui n’ont pas suffisamment de volonté pour se bouger tout seul. Pourquoi pas…
Ceux qui n’ont pas le sens de l’organisation ou pas assez de temps à y consacrer, peuvent faire appel à des spécialistes de l’événement : mariage, grosse fête à domicile, week-end entre amis… tout est possible.
Et puis, pour ceux qui n’ont pas confiance en leurs goûts (ou une personnalité sous-développée ?), il y a les conseillers en décoration (coach déco, home staging…) et les stylistes personnels, qui sont censés savoir ce qui nous va ou pas… A quand un coach pour nous aider à élever nos enfants, pour booster notre vie sexuelle ou nous indiquer le métier qui nous sied le mieux ? Comment ça, ça existe déjà ?
A un certain stade de délégation, c’est plutôt à un psy qu’il faut faire appel…

 

-         Il y a ceux qui aiment l’argent parce qu’ils en ont manqué dans leur enfance,

-         ceux qui ne sont pas à l’aise d’être nés avec une cuillère en or dans la bouche et cherchent désespérément à s’émanciper de la tutelle familiale,

-         ceux qui croient pouvoir compenser le manque de richesse de leur âme avec l’argent et pallier ainsi leurs petites faiblesses,

-         les parvenus qui affichent leur richesse et en veulent toujours plus,

-         les riches autodidactes qui tentent de combler leur manque de culture ou leurs capacités intellectuelles limitées grâce à l’argent,

-         les pauvres qui convoitent ce qu’ils ne peuvent pas s’offrir (et qui peuvent aller jusqu’à voler ou tuer pour l’obtenir),

-         les dépensiers et les gestionnaires…

… quel que soit notre comportement, l’argent guide notre vie d’une manière ou d’une autre. Aujourd’hui tout s’achète, ou presque.

Mais, in fine, seule la satisfaction liée aux petits plaisirs gratuits n’a pas de prix.

20 mai 2009

Tout est bien qui finit bien

DSC00635.JPG

Il y’a huit ans à Santorin,

Quelqu’un m’a demandé ma main.

 

A cette question des plus ardues,

Un an plus tard j’ai répondu.

 

De oui je suis passée à non,

Sans penser à la trahison.

 

Après la peine et la rancœur,

Il a retrouvé le bonheur.

 

Il se marie dans quelque jours,

Et je lui souhaite beaucoup d’amour.

07 mai 2009

Capucine s’allonge sur le divan

(inutile d’éloigner les enfants, pas de X dans cette séquence)

 

 

Divan.jpg

 

Ça fait déjà 4 mois que Capucine a envahi vos écrans. Le moment est venu de faire le point sur ce blog : remplit-il les objectifs initiaux, faut-il passer à la vitesse supérieure ou au contraire s’en tenir là ?

 

 

Analyse rationnelle

 

Arrêtons-nous tout d’abord sur les statistiques de fréquentation, que mon hébergeur me fournit chaque mois. Sans avoir de notions bien précises, il me semblait que 100 visiteurs uniques par mois constitueraient une audience tout à fait honnête. Voici donc la vérité sur les chiffres :

 

 

Visiteurs uniques

Visites

Pages

Pages par jour (Moy / Max)

Visites par jour (Moy / Max)

JANVIER

173

391

1 225

39 / 162

12 / 28

FEVRIER

149

316

894

31 / 116

11 / 20

MARS

315

614

1 079

34 / 136

19 / 35

AVRIL

291

496

1 232

41 / 264

16 / 41

 

La fréquentation est au-delà de mes espérances et j’en profite pour vous remercier, vous qui prenez un peu de votre temps pour me lire.

Selon le précepte bien connu qui dit que les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés, en « professionnelle » de la communication que je suis censée être, je n’ai pas appliqué à mon produit les recettes que j’ai apprises.

J’ai réalisé une étude de marché très succincte : marché déjà bien saturé par pléthore de blogs, notamment de blogs de filles. Ce qui ne m’a pourtant pas arrêtée dans mon élan. Et puisque l’on sait toujours ce que l’on ne veut pas avant de savoir ce qu’on veut, je ne voulais pas que mon blog soit :

-          un étalage une vitrine de looks : ne souhaitant pas me mettre en scène physiquement  (finalement je suis moins exhibitionniste que je le pensais), sans compter que je suis nulle en photo et qu’il y a de véritables experts sur ce créneau (The cherry blossom girl, Garance Doré, The sartorialist…)

-          une présentation multimédia de recettes de cuisine : là encore, mes compétences en la matière sont trop pauvres. J’ai quand même laissé une place au Grand, dont c’est la spécialité. Mais passé le stade de l’excitation de la nouveauté, je suis à présent contrainte de mendier pour obtenir une contribution de sa part. Ce n’est pas le lecteur le plus assidu de Capucine, tant pis…

-          un site de fan : j’ai bien trop d’idoles pour n’en célébrer qu’un seul !

-          un site militant : j’aime à croire que je suis un peu écolo, un peu altermondialiste, un peu révoltée… Un peu ci, un peu ça, mais engagée à fond dans rien du tout au final. Ce qui ne m’empêche pas de réagir, de m’enflammer ou m’insurger, sur des sujets divers et variés. Faut toujours avoir un avis !

-          un site dédié à un art en particulier : architecture, peinture, design, photo, tout m’intéresse, comment choisir ? On disait de mon Ecole qu’on y apprenait presque rien sur presque tout. J’adore cette idée et je revendique cette polyvalence, que d’aucuns peuvent prendre pour de l’amateurisme.

Au final, je reste fidèle à mes commandements n° 3 et 7.

 

Ensuite, il aurait été de bon ton d’interroger les futurs clients-lecteurs sur leurs attentes. Sauf que le marketing trouve ici ses limites dans la mesure où il ne s’agit pas de commerce. Car je n’ai nulle intention de faire de Capucine Courtois un site marchand. Je considère plutôt ce blog comme une tentative de création, une œuvre de l’esprit, inutile, éphémère, destructible en un simple clic. Mais restons dans le chapitre « analyse rationnelle», l’aspect émotionnel des choses sera développé plus bas.

Bref, je ne voudrais pas être désagréable, mais vos attentes ne peuvent pas être au cœur de mes préoccupations. Enfin, ce n’est pas si simple, ni tout à fait exact, mais là encore, on verra plus loin.

 

famousblogger.gif

Une fois l’étude de marché réalisée, la cible identifiée (amis, connaissances, internautes inconnus…), le produit finalisé (caractéristiques détaillées dans les 10 commandements), la distribution choisie (l’hébergeur), il restait à promouvoir le bébé (ceux qui sont de la partie auront bien sûr repéré les composantes du marketing mix). Et là, je me suis contentée un peu facilement du minimum : des liens depuis mon profil Facebook (taux de retour important eu égard à mon petit nombre d’amis), une inscription au Nuage des filles et un autre annuaire de blogs (dont j’ai oublié le nom) et quelques commentaires déposés ici ou là, sur des blogs fréquentés (taux de clic retour quasi garanti). C’est bien timide tout ça…

En même temps, le produit est jeune, encore en rodage, pas trop garni (39 notes à ce jour). Bon, soyons clair, la principale raison de cette stratégie de com un peu brouillonne, c’est que je n’y consacre pas assez de temps. Oui, accessoirement, j’ai un métier… On met le doigt sur un paradoxe : j’aimerais être pro sans être pro… Je pourrais quand même être un peu plus ambitieuse dans mes objectifs de fréquentation et mettre mes compétences de communicante au service de ma « création ». Aurais-je peur de l’échec ? Parce que si ça ne marchait pas, ce serait à la fois une défaite personnelle (« mon blog est nul, il n’intéresse personne ») et professionnelle (comment bien communiquer pour les autres si je ne suis pas capable de promouvoir mon propre produit ?). Je vous avais prévenus dès le titre, c’est un peu psycho tout ça… D’ailleurs, on a basculé dans le paragraphe suivant depuis pas mal de lignes.

 

 

 

Analyse sentimentale

 

Se lancer dans l’écriture d’un blog répond avant tout à une envie, un besoin, un choix personnel. Mais pas seulement.

Ecrire est un exutoire. Exprimer ses émotions, ses sentiments, permet de mieux les accepter, de mieux se connaître et de se sentir mieux. C’est la vocation d’un journal intime.

Il y a également dans cet exercice une volonté de se mettre en scène, d’afficher ses goûts, de faire parler son côté exhibitionniste, voire mégalo (« voyez comme je suis intéressante, comme mes articles sont fabuleux ! »). Ouh là là, que dirait un psy…

Parce que j’ai beau dire que je me fiche d’avoir des milliers de visiteurs, j’ai quand même envie d’intéresser / d’amuser / d’informer / de faire réagir mes chers lecteurs. Tiens d’ailleurs, c’est quoi la différence entre un visiteur et un lecteur ? Le 1er ne fait que passer, le 2nd s’arrête un peu…

Mon hébergeur me dit dans quelle tranche horaire mes visiteurs passent, sur quelle page ils s’arrêtent, mais pas combien de temps. Naturellement il ne dit pas non plus qui passe quand et s’arrête sur quoi. Rassurez-vous, vous surfez incognito, en toute clandestinité. Sauf si vous laissez un commentaire.

Tiens, en voilà un objectif pas vraiment tenu. A part Marie, Kti, Chris, BRNO, Gé, Anne-Sophie, Philippe, Séverine, Sof, BritBrit, Boutfil, Maya et Minijupe (39 commentaires au total) qui ont bien voulu laisser une trace de leur passage (soyez bénis !), les lecteurs de Capucine préfèrent rester dans l’ombre. Tout le monde ne veut pas être web-acteur. Dommage, ils me privent, se privent, nous privent de la richesse de l’interactivité, de l’échange et du partage de points de vue.

C’est que mes publications ne les intéressent pas alors ?, ça veut dire qu’ils ne reviennent pas sur le site ?, ou alors ils n’ont pas d’avis ? Faut bien admettre que certaines notes ne méritent pas de commentaires… OK, j’admets volontiers qu’elles ne sont pas toutes géniales, mais je ne les supprime pas, ce ne serait pas du jeu. Oh, et puis, chacun fait comme il veut, ne changez rien !

D’ailleurs, comme je l’évoquais plus haut (plus bas, plus haut, ça commence à donner le tournis ton monologue Capucine) (et arrête un peu les parenthèses, on va finir par décrocher), la plupart des commentaires laissés sur les blogs sont souvent destinés à promouvoir le site de ceux qui les postent, donc ils sont parfois assez artificiels (pas chez Capucine of course !).

 

Dernière question, que tout le monde se pose : est-ce que je ne risque pas de développer des troubles de la personnalité avec cette double identité ? Si l’on ajoute à ça le petit chien en peluche à qui je parle régulièrement (c’est la meilleure façon de ne pas être contredite) et Sashimi le lapin, ça frôle la schizophrénie… C’est grave Docteur ? Rassurez-vous, je ne suis pas dangereuse…

 

Finalement, le fait que j’ai encore plein de trucs à dire et les félicitations reçues m’encouragent naturellement à continuer ce blog. Avec un peu de conquête de nouveaux Capucinophiles, beaucoup de fidélisation (par une plus grande écoute de vos attentes), plus d’interactivité (si j’y parviens), plus de professionnalisme sans pour autant perdre mon âme, ma naïveté, ma fraicheur… STOP ! Le problème avec Capucine, c’est que quand elle est lancée, on ne l’arrête plus !

Y’a plus qu’à rédiger un plan d’actions, courage…

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