04 avril 2010
Le goût des autres
Un prophète, film de Jacques Audiard
Malgré ses 9 Césars et son Grand Prix au Festival de Cannes 2009, je n’ai pas du tout aimé Un prophète.
Parce que je reste insensible au charme de Tahar Rahim, parce que l’on y montre l’incapacité de la prison à changer les délinquants et au contraire la possibilité pour les petites frappes d’accéder au grand banditisme, parce qu’en apprenant à Malik à lire et écrire, on veut nous faire croire que la prison réussit là où l’école publique a échoué, parce qu’enfin je trouve que les rares scènes poétiques où l’on voit revenir un mort viennent comme un cheveu sur la soupe dans ce film sombre, masculin, violent et presque immoral.
L’éternité n’est pas de trop, roman de François Cheng
Je n’ai pas non plus aimé ce roman de François Cheng qui a pourtant rencontré un vif succès. Il s’agit d’une histoire d’amour impossible dans la Chine de l’époque Ming, un amour purement platonique, deux destins condamnés à ne se rejoindre qu’après la mort. Décidément trop de mysticisme et de symboles, voire de religiosité, pour moi : je suis restée complètement en dehors de ce récit et il me tardait d’arriver au bout...
Le style de Chloë Sevigny
On présente souvent Chloë Sevigny, actrice américaine fortement « paparazée », comme un modèle d’élégance et de style, toujours à la pointe des tendances, quand ce n’est pas elle qui les lance.
Je pense tout le contraire... Non seulement je ne la trouve pas particulièrement jolie, mais je la trouve presque toujours fringuée comme l’as de pique.
De là à imaginer que c’est peut-être moi qui ai un goût de chiottes...
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28 décembre 2009
Nivea Hair Care : à adopter ou pas
Depuis maintenant un an, j’ai adopté le shampoing Cacao Explosion de Nivea. Destiné aux cheveux bruns, naturels ou colorés, il les « sublime de reflets chatoyants et leur procure un toucher fondant ». La promesse produit est tenue. Le résultat est à la hauteur et ce shampooing me permet de prolonger ma coloration. Qui plus est, il sent vraiment bon.
J’ai donc naturellement voulu tester un autre produit de la gamme : l’après-shampooing Easy Liss. La promesse : « programme spécialement développé par Nivea pour les cheveux rebelles, difficiles à
lisser afin de défroisser et lisser la chevelure tout en contrôlant durablement l'apparition des frisottis. Les cheveux sont disciplinés, se parent d'une douceur et d'une souplesse exquise ».
Certes, lisser les cheveux rebelles n’est pas chose aisée, surtout les miens qui ont tendance à boucler (au mieux) ou frisotter (au pire) dès que l’air est humide. Aussi, que ce produit ne lisse rien du tout, passe encore, mais le moindre des effets que l’on puisse attendre d’un après-shampooing, c’est qu’il démêle (du moins c’est ce qu’il me semblait : pour moi après-shampooing = démêlant). Et là, horreur, malheur : j’ai au contraire l’impression que le soi-disant principe actif transforme la chevelure en paille impossible à coiffer. Conclusion : j’ai dû ranger le flacon dans un tiroir et je le ressortirai éventuellement quand j’aurai les cheveux courts.
Comme quoi une marque est capable du meilleur comme du pire.
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22 décembre 2009
Babyloan, un site dédié au micro-crédit
Le principe est le suivant : vous choisissez le ou les micro entrepreneurs que vous souhaitez aider, vous leur faites un micro-crédit (on prête en général de petites sommes), vous suivez votre argent et vous êtes remboursé, dans les délais annoncés.
C’est un investissement peu risqué (puisque des ONG locales garantissent nos capitaux), qui ne rapportent aucun intérêt financier (ce n’est pas le but), mais qui permet de soutenir modestement les pays qui en ont besoin.
C’est pourquoi, l’année dernière, j’ai choisi de devenir l’une de ces milliers de prêteurs solidaires qui parrainent des centaines de micro-entrepreneurs de pays en développement.

C’est quoi le micro-crédit ?
Au départ, j’ignorais tout des principes de la microfinance. Mais après quelques rapides recherches, j’y ai tout de suite trouvé un intérêt. La microfinance regroupe l’ensemble des services financiers destinés aux populations pauvres. Donc aussi bien le micro-crédit ou la micro-épargne, que les transferts nationaux et internationaux, ainsi que la micro-assurance. Ces services sont offerts par une grande diversité d’institutions telles que les ONG, les banques commerciales et les banques d’Etat, mais aussi les coopératives d’épargne et de crédit.
La microfinance vise les personnes exclues du système bancaire classique. Soit parce qu’elles ne peuvent se rendre facilement dans les banques (éloignées de leur domicile), soit parce qu’elles sont, faute de garanties suffisantes, considérées comme trop risquées par le système financier classique. Pour surmonter ces deux obstacles, la microfinance a développé ses propres mécanismes de fonctionnement.
Elle est considérée aujourd'hui comme un outil de développement extrêmement prometteur. Elle joue un rôle clé dans la lutte contre la pauvreté, l'amélioration des conditions de santé et d'éducation des populations et surtout dans l'émancipation de la femme qui reste l'un des enjeux majeurs dans les pays en développement.
Deux exemples de projets
Plus concrètement, voici les 2 projets que j’ai choisi de financer. A chaque fois des femmes, toutes deux originaires du Cambodge.
Le prêt de Sothea, aujourd’hui intégralement remboursé, était destiné à la location d’un petit magasin sur le marché de Toul Sangke. Elle avait pour projet de diversifier ses produits, et le bénéfice créé lui aurait permis de payer les charges de location. Son négoce a marché un temps, ce qui lui a permis de rembourser son micro-crédit.
Malheureusement, depuis, la situation économique, sanitaire et sociale de Sothea s’est dégradée. Elle a dû retourner précipitamment dans son village parce que son business marchait mal. Parce que c’était la saison des pluies au Cambodge, Sothea devait rentrer pour cultiver son riz.
Cette expérience ne finit hélas pas comme on aurait pu le souhaiter. Pour autant, il m’a semblé naturel de réinvestir l’argent remboursé dans un nouveau projet.
J’ai donc récemment choisi de participer au crédit de Sathya, veuve et mère de trois enfants, qui doit travailler pour subvenir aux besoins de ses enfants. Son commerce de locations de CD et DVD fonctionne bien parce qu'elle vend des objets très demandés. Elle a besoin d'un micro-crédit pour acheter de nouveaux CD et des films pour se développer. Elle espère pouvoir envoyer ses enfants à l'école et même à l'université.
Le montant total du prêt demandé s’élève à 320€, sur une durée de 10 mois. Je souhaite que les affaires de Sathya prospèrent et que ce prêt lui soit utile.
Voilà, ce sont des histoires toutes simples mais qui peuvent devenir si belles. Même si tout ça reste dans le capitalisme et la mondialisation, on est aux antipodes de Madoff, des traders et de la spéculation boursière. C’est probablement une toute petite pierre que j’apporte à cet immense édifice, mais c’est aussi ma façon d’être citoyenne du monde. Je me sens bien loin du débat sur l’identité nationale…
15:51 Publié dans J'ai testé pour vous | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : micro crédit, babyloan
03 octobre 2009
Le produit que j’ai failli tester pour vous
Il y a quelques semaines, je reçois un mail d’Elodie, du Nuage des filles, qui me propose de tester un produit. Comme c’est la première fois que l’on me fait une telle offre, je me suis sentie très flattée. En effet, si on me fait ce type de proposition, c’est que j’ai suffisamment de visiteurs pour être considérée comme un peu « influente » dans le monde des blogs. Hum... faut voir...
Mon excitation est un peu retombée quand j’ai réalisé que l’on me proposait de tester un nouveau complément alimentaire : Oenobiol Déstressant. Là, j’ai souri en me demandant ce que Capucine avait bien pu écrire pour laisser penser qu’elle était stressée... Bah, ne prenons pas la mouche, plus des 2/3 des femmes sont plus ou moins stressées, à un moment ou à un autre, alors... Je m’empresse donc de répondre positivement à la proposition.
Quelques jours plus tard, m’attendant à recevoir un petit colis, c’est finalement dans une enveloppe que je découvre un échantillon de 3 gélules (???), accompagné d’un courrier succinct, signé du Dr Marie Béjot (s’il vous plaît !). Ah, j’oublie de préciser qu’entre-temps, j’avais reçu par mail, toujours de la part d’Elodie, le dossier de presse accompagnant le lancement du produit. Le parfait kit pour pouvoir parler de ce nouveau produit en connaissance de cause ! Moui, mais very cheap le kit quand même...
Des professionnels du marketing ont donc eu la faiblesse de croire qu’il suffisait de m’offrir 3 petites gélules (« agit dès la 1ère prise », au cas où j’aurais eu un doute...) pour que je daigne parler du produit à mes fidèles lecteurs. Si je m’étais sentie davantage considérée que si on m’avait simplement distribué cet échantillon dans la rue (peu de différence au final), pourquoi pas ?
J’en viens naturellement à me demander combien, parmi vous, ont reçu la même offre de la même Elodie ? Et combien ont au final parlé du produit ?
J’ai donc investigué plus avant sur le web. Et je suis tombée sur cette vidéo postée sur Wat par Miss Hello :
Comment ça une soirée de présentation Oenobiol déstressant ? Ah bon, y’en a qui ont eu droit à une invitation à dîner dans un cadre chic et zen ? Pas si influente que ça Capucine, même pas influente du tout à en croire la différence de traitement...
Quelques clics plus tard, je découvre que Miss Hello s’appelle Elodie... et n’est autre que l’Elodie du Nuage des Filles. Elle est donc en quelque sorte « partenaire » de l’opération et c’est à ce titre qu’elle en fait la promotion à travers cette vidéo.
Comme j’ai reconnu Deedee sur la vidéo, je suis allée vérifier illico sur son blog pour voir si elle avait parlé du produit ou de la soirée : que nenni ! Alors, soit Deedee n’est pas stressée, soit elle ne se laisse pas acheter si facilement. Et c’est tout à son honneur !
Morale de l’histoire :
- L’image de la marque Oenobiol n’en sort pas grandie (jusqu’à lors, j’en avais une image plutôt « haut de gamme »).
- Il y a des blogueuses plus influentes que d’autres...
- Les opérations marketing cheap coûtent peu, mais ne rapportent rien.
- Les opérations marketing chic coûtent davantage, mais ne rapportent guère plus.
- C’est judicieux d’intégrer les blogs dans une stratégie de communication, mais il va falloir inventer des opérations plus créatives pour intéresser leurs auteurs. Les bonnes vieilles méthodes destinées à séduire les journalistes « traditionnels » ne sont pas forcément aussi efficaces sur les blogueurs.
- Je ne saurai probablement jamais si Oenobiol Déstressant est un produit efficace ou pas...
Le débat se prolonge chez MRY...
14:57 Publié dans J'ai testé pour vous | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : oenobiol déstressant, nuage des filles
22 avril 2009
La classe éco de Cathay Pacific

Moi qui ne suis pas vraiment rassurée en avion d’ordinaire (c’est un euphémisme), j’étais cette fois-ci presque excitée de décoller (on croit rêver).
Verdict, en vrac, après 2 fois 2 vols (12h de Paris à HK, puis 2h de HK à Manille, le tout aller et retour) :
- A320 équipé de TV particulière inclinable (sur le dossier du passager devant soi) : c’est aujourd’hui un standard sur les long-courriers
- Peu de place pour mes pourtant petites jambes, comme d’hab’ (que doit dire le Grand…)
- Hôtesses en tailleur à l’occidentale : pas très exotique
- Choix restreint d’apéritif et doses de radins (à peine un demi doigt de whisky ou vodka) : vive les mignonnettes !
- Repas correct : ni mieux ni pire que les compagnies déjà empruntées
- Seulement 2 films en français (ou VOSTF) à l’aller et un seul au retour : un comble sur un vol Hong Kong / Paris.
- Pas de serviette chaude, ni au décollage ni à l’atterrissage (seulement une lingette imbibée donnée au moment du repas)
- Pas de digestif (cela va sans dire…) : alors que les chinois sont les plus gros consommateurs de cognac…
- Pas même un bonbon à la menthe pour rafraîchir l’haleine après 12h de vol
- Et que dire du « kit de voyage » : une paire de chaussettes basses, une mini brosse et un mini dentifrice, dans une pochette en nylon toute fine : rien à voir avec celle de la TAM qui est tellement chouette que j’y trimballe mon i-pod depuis un an.
Bref, moyen, moyen tout ça. Je donne volontiers plus d’étoiles à la Thaï ou à Malaysia Airlines.
Je suppose que la bonne réputation de Cathay Pacific concerne surtout son prestigieux service dans les 1ères et business classes, mais pour cela, il faut un autre portefeuille. Un jour peut-être, qui sait ?
19:47 Publié dans J'ai testé pour vous | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cathay pacific, compagnie aérienne asiatique
08 avril 2009
Une nuit au Mamma Shelter
Quitte à découcher à Paris pour raisons professionnelles, autant passer la nuit dans un hôtel agréable. D’habitude, je suis cliente d’un hôtel bon marché dans le quartier commerçant de la rue Daguerre, dans le 14ème (merci Cathy pour ce très bon plan). Mais là, j’avais envie de me faire un petit plaisir. Direction le 20ème populaire, au Mamma Shelter (pile en face de la Flèche d’or), l’hôtel de Serge Trigano designed by Philippe Starck.
Bâtiment blanc de 7 étages (un entrepôt entièrement rénové), huisseries en alu noir, terrasse en bois du resto qui surplombe la petite ceinture. Dès que l’on pénètre dans le hall, on est dans le bain : couleurs sombres, lumières tamisées, matériaux bruts. Accueil des plus sympathiques : ni trop, ni pas assez.
Ma chambre est au 7ème, mais l’ascenseur s’arrête au 6ème. Pas grave, ça me permet de me perdre un peu dans les couloirs. L’ascenseur est tapissé de 2 toiles en plastique constituées de messages fantaisistes écrits en blanc sur fond noir. Par exemple : 25% des femmes qui gagnent au loto cachent leur ticket gagnant dans leur soutien-gorge. Ah bon ?
Arrivée au 6ème : ambiance gris vert, le regard est attiré par un grand miroir où on peut lire en vert fluo le programme culinaire et culturel du jour. Je trouve facilement l’escalier qui mène au dernier étage (la porte près de l’extincteur, sans n° de chambre, facile !) : peinture gris clair type garage, béton brut, je poursuis l’ascension.
Nous y voilà au 7ème. La moquette, identique dans les couloirs et dans les chambres, doit aussi avoir été conçue par le designer : noire, parsemée de messages et graffitis divers et variés, gris ou blancs. Très graphique.
Voici la 708 : 18 m2, kitchenette dans le couloir d’entrée (l’évier doit être en corian) avec micro-ondes, bouilloire et un mini bar trop technique pour moi (type distributeur, pas moyen d’y laisser refroidir quoi que ce soit, dommage), 2 verres mais pas de couverts (juste que pour que vous preniez vos dispositions, on ne sait jamais).
Salle de bain carrelée de blanc, belle vasque posée, crédence moitié miroir moitié rétro-éclairée, grand receveur de douche avec douchette et pomme ultra design (si, si, y’a de l’eau chaude, faut juste être patient…), serviettes de toilette épaisses à souhait.
And last but not least, le coin nuit : un lit d’environ 110 cm (normal, c’est une single, à 79€), avec une grosse couette et 2 oreillers bien douillets, le tout d’un blanc immaculé. A propos d’I-Mac, y’en a un grand accroché comme un cadre sur le mur en béton en face du lit. Wow, bel objet ! Image très nette. On peut regarder la TV, regarder un DVD ou écouter un CD (encore faut-il avoir apporter le matos), ou surfer sur le net (en demandant un clavier avec souris intégrée à la réception, moyennant une caution de 100€). Je suis trop nulle avec cette drôle de souris (rien à voir avec l’écran tactile des portables), donc je n’ai pas trop profité d’internet (juste pris le temps de modifier mon statut Facebook pour faire la maline en direct du Mamma Shelter).
Et puis, il y a les jolis meubles et objets choisis ou créés par Starck : la lampe Miss K, la chaise Hi Cut en polycarbonate (vendue chez Kartell), une belle console (qui pourrait aussi venir d’Ikea) et cette grande idée, pas chère et bluffante, de poser un masque de carnaval sur une ampoule basse consommation en guide d’abat-jour (masques vendus 12€ à la réception, mais on doit pouvoir trouver ça tout seul).
Ma chambre donne sur des immeubles tout neufs pas encore habités et les rideaux sont suffisamment épais pour cacher la lumière du jour, donc toutes les conditions sont réunies pour passer une bonne nuit (sauf que c’est quand même chez soi que l’on dort le mieux).
Bon, j’ai adoré ! La prochaine fois, j’emmène le Grand et on teste la double.
18:54 Publié dans J'ai testé pour vous | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : mamma shelter, starck, hôtel design








